Actualités Gouvernance
Interview de M. Issa Maman –Sani, Secrétaire Exécutif de l'Association Ouest Africaine d'Evaluation Environnementale (AOAEE)

Cette étude permettra d’identifier, de façon préventive, les risques environnementaux et sociaux devant découler du développement des hydrocarbures en Côte.

La République de Côte d’Ivoire (RCI) a décidé d’entreprendre une revue d’ensemble de certaines de ses politiques et de ses capacités de gestion du secteur des hydrocarbures, y compris dans le domaine de l’environnement naturel et des impacts sociaux, pour améliorer la gouvernance du secteur et promouvoir l’exploration et l’exploitation de son bassin sédimentaire. La RCI a déjà une expérience en matière de mise en valeur des ressources en hydrocarbures - particulièrement offshore, mais se prépare à renforcer ses capacités et son environnement législatif, réglementaire et institutionnel en vue de rendre le secteur plus attractif aux investissements. A cet effet, le Don de Gouvernance apporte un appui au gouvernement ivoirien pour entreprendre une étude sociale et environnementale (ESE ) du secteur des hydrocarbures afin de s’assurer que les opérations d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures se fassent de manière durable dans le respect de normes environnementales et sociales claires et pour le bénéfice des populations de la RCI. M. Issa Maman –Sani, Secrétaire Exécutif de l'Association Ouest Africaine d'Evaluation Environnementale (AOAEE) et chef de mission fait un point de cette étude

• Pourquoi une Evaluation Environnementale Stratégique ? Objectifs de l’évaluation, enjeux pour la Côte d’Ivoire, les pétroliers, les communautés, etc.

Le développement des activités liées à l’exploitation pétrolière, de l’exploration à la distribution en passant par le raffinage, nécessite la consommation d’espaces (superficies terrestres et maritimes) mais aussi entraînent le rejet dans la nature de toute sorte de polluant et nuisances (eaux usées, fumées, boues toxiques, liquides toxiques, déchets solides, etc.). Par ailleurs, le déversement accidentel de brut lors des opérations spécifiques (transport, pompage) cause souvent de sérieux dégâts comme de dans le cas de Jacqueville en 2006.

Ainsi, malgré les bénéfices importants (recettes financières, création d’emploi, création/amélioration d’infrastructures publiques) qu’il génère, le secteur pétrolier est susceptible de causer des dégâts environnementaux et sociaux irréversibles (perte de terres agricoles, épuisement des ressources halieutiques, détérioration de la qualité des eaux de boisson, risques de certaines maladies graves, etc.) si des dispositions préventives ne sont pas prises. Par exemple, la majeure partie des populations côtières vivant directement ou indirectement de la pêche verront leurs sources de revenus hypothéquées. La mauvaise gestion des problèmes environnementaux et sociaux de l’industrie pétrolière est une cause importante de l’accroissement de la pauvreté des communautés à la base et de conflits potentiels sur les ressources naturelles.

Or, le secteur des hydrocarbures est en plein essor en Côte d’Ivoire. Le potentiel découvert aujourd’hui se trouve autant en mer que sur la partie continentale dans la zone sud – est du pays.

D’où, l’évaluation environnementale stratégique dont l’objectif principale est d’identifier, de façon préventive, les risques environnementaux et sociaux devant découler du développement des hydrocarbures en Côte d’Ivoire puis de proposer des mesures diverses à mettre en place afin d’éviter lesdits risques.

Quels sont les enjeux d’une telle étude ?

  • Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit protéger de gagner l’argent du pétrole tout en sauvegardant son industrie de pêche (artisanale et industrielle), son industrie du tourisme, la santé des populations riveraines des zones d’implantation. Il lui faut également respecter ses engagements sur la protection du milieu marin et côtier
  • Les Pétroliers éviteront des conflits sociaux très coûteux comme on l’observe de temps à autre au Nigéria. Par ailleurs, ils disposeront des informations nécessaires au respect de la législation et des normes environnementales ivoiriennes et éviter de les transgresser pour s’exposer aux pénalités et sanctions. Enfin, le respect des normes environnementales les aidera à soigner leur image ;Les communautés à la base notamment ceux dont les activités sont souvent menacées par l’exploitation pétrolière (les pêcheurs, les maraîchers, etc.) verront leurs ressources de base sauvegardées ou parfois compensées durablement



• En quoi consiste une telle évaluation ?

L’évaluation environnementale stratégique, dans ce cas-ci, consiste à analyser les capacités de gestion environnementale actuelle de la Côte d’Ivoire (ensemble des instruments juridiques de gestion de l’environnement, les forces et faiblesses des institutions en charge de la gestion des questions environnementales, le niveau de financement du secteur de l’environnement au budget national, la disponibilité d’outils techniques de gestion, la gouvernance environnementale) en vue d’apprécier les dispositions complémentaires à prendre en vue d’assurer une bonne gestion des risques environnementaux du secteur des hydrocarbures.

Quelle a été votre démarche méthodologique ?

  • Audit diagnostic du secteur pétrolier en matière de gestion environnementale
  • Analyse du cadre juridique et institutionnel de l’environnement à l’aide d’une matrice FFOC (Forces Faiblesses Opportunités Contraintes)
  • Analyse environnementale avec les outils techniques classiques
  • Echantillonnage et analyse de laboratoire
  • Enquêtes auprès des acteurs de terrain et observation directe


  • • Quels ont été les sites d’investigation dans le cadre de cette étude et pourquoi ?

    De Fresco à Assinie. Toute la bande côtière a été sillonnée en vue d’observer l’état actuel du paysage et de quelques traits caractéristiques (végétation et hydrographie) et faire des échantillonnages. Pour les enquêtes sociologiques, notre étude s'est effectuée dans neuf (9) localités dont cinq (5) localités directement concernées à savoir Abidjan, Bingerville, Songon, Assinie et Grand-Lahou, une localité témoin notamment Sassandra et trois localités additionnelles (complémentaires) à l’occurrence Grand-Bassam et Fesco comme localité additionnelle directement impliquée et San-Pédro comme localité témoin additionnelle, comprenant pour les unes, les zones rurales ou pour les autres, les zones urbaines qui leur sont rattachées. La logique de itinéraire d’enquête était d’une part, de recenser les activités principales des communautés vivant sur la côte et apprécier leurs points de vue par rapport aux enjeux, puis de s’assurer de la représentativité de l’échantillon à travers la prise en compte des urbains et ruraux et de chaque catégorie d’acteurs (pétrolier, autorité locale, population, administration).
 
Gestion des Finances Publiques LE DGDI APPUIE LA DECONCENTRATION DU SIGFIP

 
                                                                                    

 

 
Formation des journalistes économique sur la bonne gouvernance

On le sait, la communication est instrument de bonne gouvernance en ce qu’elle permet la transparence dans la gestion des ressources publique. Pour ce faire, les médias jouent un rôle prépondérant car ils constituent un lien important entre les citoyens et les gouvernants dans la diffusion de l’information. Aussi, dans la mise en œuvre du volet communication, le DGDI a-t-il voulu mettre un point d’honneur au renforcement des capacités des journalistes afin de les outiller à jouer pleinement leur rôle.
Le mardi 29 décembre 2009 a marqué le point de départ de cette collaboration entre les médias et le DGDI à travers le renforcement des capacités de 27 journalistes économiques issus des médias audio visuels nationaux et de la presse nationale. Cette formation conduite par un expert en matière de Bonne Gouvernance recruté par le DGDI a permis aux apprenants d’améliorer leurs connaissances sur les notions relatives à la Bonne gouvernance.
Au cours de ce séminaire formation, plusieurs sujets ont été expliqués, à savoir l’administration publique, la décentralisation, la gouvernance locale, les institutions, la gouvernance économique, les droits fondamentaux et la société civile, etc. Ces différents thèmes abordés ont permis aux journalistes d’être mieux outillés à une saine appréciation des actions relatives à la bonne gouvernance qu’ils auront à soumettre au jugement du public. Cette formation qui a pris fin le 30 décembre 2009 s’est soldée avec la mise en place du réseau des journalistes économique pour une vulgarisation de l’information économique et financière.

 
Lutte contre le racket et les tracasseries routières: La Banque Mondiale s’engage auprès de la Côte D’Ivoire

La Banque Mondiale s’engage auprès de la Côte D’Ivoire

Le racket et les tracasseries ont gagné ces derniers temps, du terrain en Côte d’ivoire. Ce fléau néfaste à l’économie nationale contribue également à ternir l’image de la Côte D’Ivoire. Face à l’ampleur de la situation, le Chef d’Etat Major des Armées, le Général Philipe Mangou, a lancé en juin 2008, une opération fluidité routière. Cette opération quoiqu’ayant enregistré des résultats satisfaisants n’a pu se poursuivre, faute de moyen. La Banque Mondiale s’est engagée auprès de la Côte d’Ivoire pour mener une action d’envergure et éradiquer ce fléau sur les routes ivoirienne. La première phase du projet pilote de lutte contre le racket et les tracasseries routières a été lancée avec l’appui du Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel.

Le 19 décembre 2009 s’est tenu au corridor de Gesco à Yopougon, la cérémonie de lancement de la campagne de lutte contre le racket initié par le Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière avec l’appui du DGDI.
Au cours de cette cérémonie qui a enregistrée la présence de plusieurs autorités, notamment le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de la Défense et des représentants de la Banque Mondiale, tous les intervenants ont été unanimes pour reconnaître que le racket et les tracasseries routières sont des freins pour l’économie ivoirienne. S’appuyant sur les résultats de l’étude réalisée en 2008 par la Banque Mondiale sur les effets du racket sur l’économie, ils ont révélé que l’Etat de Côte d’Ivoire perd 150 milliards de frcs CFA par an à cause du racket.

Le Général Philipe Mangou, Chef d’Etat Major des Armées a posé quant à lui, un diagnostic de la situation et rappelé les résultats obtenus lors de l’opération test conduite en juin 2008 pour la fluidité routière et la lutte contre le racket ainsi que les difficultés rencontrées qui sont liées au manque de moyens logistiques et financiers.

Très sensible à cette problématique et au regard de l’ampleur du phénomène, qui fragilise l’investissement, réduit la compétitivité du port d’Abidjan, crée la méfiance, la Banque mondiale a décidé de s’impliquer dans la lutte contre ce fléau.
A travers son projet dénommé Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel, la Banque Mondiale a fourni un appui financier de 100 000 dollars US soit environ 50 000 000 FCFA pour réaliser des activités de communication au cours du projet pilote de lutte contre le racket et les tracasseries routières qui concerne la ville d’Abidjan et l’axe Abidjan - Pôgô- Larélaba (frontière Nord).
A cet effet, le CTCFR (Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière) et le Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel (DGDI) ont défini une stratégie efficace de lutte. Cette stratégie comprend quatre grands axes :
- L’information et la sensibilisation : elle consiste à informer et sensibiliser tant les populations que les forces de sécurité ;
- L’action : par une présence accrue sur le terrain de patrouilles afin de démanteler les postes de contrôle non autorisés et procéder si possible à des arbitrages lorsque des plaintes sont reçues au centre d’appel (115);
- La formation : Le renforcement de capacités pour amener les forces de sécurité à adopter des bonnes pratiques professionnelles et d’intégrité afin de rassurer les populations et donner une bonne image de leur corporation ;
- La sanction : elle consiste à démasquer les acteurs du racket et de leur appliquer la loi dans toute sa rigueur pour amener chacun au changement de comportement.
Fort du résultat du diagnostic réalisé qui a permis de constater que parmi les problèmes qui engendrent le racket et les tracasseries routières, certains sont liés à un problème de communication. Ainsi, les problèmes de communication suivants ont été identifiés :
- Manque d’information d’une catégorie d’usagers de la route sur les pièces exigibles à présenter lors d’un contrôle
- Manque d’information des usagers de la route sur les barrages autorisés et le rôle de chaque personnel des forces de l’ordre dans les procédures de contrôle routier ;
- Insuffisance de sensibilisation des forces de sécurité sur la nécessité d’adopter des pratiques professionnelles et d’intégrité afin de véhiculer une bonne image de leur corporation et de la Côte d’Ivoire ;
- Insuffisance de sensibilisation des usagers de la route (transporteur, chauffeur, voyageurs) sur la nécessité de se conformer aux lois en vigueur dans leur secteur d’activité ;
- L’insuffisance d’information sur les voies de recours face aux abus de pouvoirs aussi bien des forces de sécurité que des usagers de la route.

Mme Madeleine Yao, coordonnateur du DGDI dans son allocution a présenté les grandes lignes de ce projet. Il s’agit pour le DGDI d’apporter son appui technique au CTCFR pour la réalisation d’une campagne d’information et de sensibilisation qui concerne la ville d’Abidjan et l’axe routier Abidjan via Pogo et Larelaba.

Cette campagne a pour objectif de :
- Faire connaître les postes de contrôle autorisés
- Faire connaître les pièces exigibles lors d’un contrôle routier
- Faire connaître le type de contraventions et la classification des infractions
- Faire ressortir les effets néfastes du racket sur l’économie
- Rappeler qu’il existe des sanctions prévues par la loi de Côte d’Ivoire pour tous les acteurs se rendant coupables de racket ou d’incitation à la corruption
- Vulgariser le numéro d’appel gratuit du centre de recueil des plaintes, à savoir le 115.

Cette campagne est soutenue par des actions de terrain. Ce projet permettra de tester l’approche de lutte mise en place par le CTCFR, de la capitaliser afin de l’étendre à l’ensemble du pays au cours du projet nationale.

Convaincu que les actions de sensibilisation ne peuvent à elles seules suffire pour venir à bout du racket, le ministre de la Défense, Michel Amani N’Guessan à inviter les forces de défense et de sécurité à mettre un terme a ce fléau qui selon lui prend de l’ampleur. « Le temps de l’action est venu » c’est en ces termes qu’il sait exprimer afin de marquer son engagement dans la lutte contre le racket.

Notons que c’est un financement total de 1,5 milliards de FCFA que de la Banque Mondiale apporte à la Côte d’Ivoire dans le cadre de la lutte contre le racket. Suite à la première phase du projet pilote, le projet dénommé Projet PARE/PME, un projet d’Appui à la Redynamisation de l’Environnement des affaires poursuivra avec le CTCFR, le projet pilote pour le capitaliser et permettre la duplication de la stratégie de lutte sur l’ensemble du territoire national.

 
Démantèlement d’un corridor sur l’axe riviera-bingerville (km9)

Le mardi 08 décembre, le Général Mangou Philippe, Chef d’Etat Major a procédé au démantèlement d’un corridor situé sur l’axe riviera-bingerville (Km 9). Ce démantèlement intervient dans le cadre du processus de lutte contre le racket qui avait commencé depuis juin 2008. Cette lutte a repris grâce à un appui financier de la Banque Mondiale qui s’élève à 50 millions de frcs CFA .Ce don octroyé par la Banque Mondiale est géré par le Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel(DGDI), structure qui accompagne le Comité Technique de la Fluidité Routière(CTFR) dans la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre le racket et l’amélioration de la fluidité routière). Ce processus de lutte contre le racket a pour objectif de capter une part substantielle des ressources qui échappent à la Cote d’Ivoire sur les routes du fait du racket.
Au cours de cette cérémonie, le Chef d’Etat Major a insisté sur le fait que les agents positionnés aux postes de contrôle sont les seuls habilités à effectuer le contrôle routier. « Les postes d’observation n’ont pas pour mission d’effectuer le contrôle routier, sauf en cas d’infraction constatée » a-t-il martelé.

 
Recensement des contribuables de-la region de la vallée du bandama
Lundi, 07 Septembre 2009 11:30

Dans le cadre de la reprise des activités de l’Administration fiscale dans les Zones Centre, Nord, Ouest (CNO), le Directeur général des Impôts invite tous les contribuables relevant de la Direction régionale de Bouaké à participer à l’opération de recensement fiscal qui a débuté depuis le 25 mai 2009.

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Mines et Energie

Ministère des Mines et de l’Energie, Immeuble SCIAM 15ème étage - BP V 50 Abidjan 01
www.energie.gouv.ci

Agriculture

Ministère de l’Agriculture, Immeuble CAISTAB 24, 25ème étage - 01 BP V82 Abidjan 01
www.agriculture.gouv.ci

 

Economie et Finances

Ministère de l’Economie et des Finances, Immeuble SCIAM Abidjan, Côte d'Ivoire
www.minecofin.gouv.ci
www.finances.gouv.ci

Banque Mondiale

Banque Mondiale, 18 H Street, NW Washington,DC 20433, États-Unis
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