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Le Pari de la Gouvernance Economique Novembre - Décembre 2015

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Lutte contre le racket et les tracasseries routières: La Banque Mondiale s’engage auprès de la Côte D’Ivoire
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La Banque Mondiale s’engage auprès de la Côte D’Ivoire

Le racket et les tracasseries ont gagné ces derniers temps, du terrain en Côte d’ivoire. Ce fléau néfaste à l’économie nationale contribue également à ternir l’image de la Côte D’Ivoire. Face à l’ampleur de la situation, le Chef d’Etat Major des Armées, le Général Philipe Mangou, a lancé en juin 2008, une opération fluidité routière. Cette opération quoiqu’ayant enregistré des résultats satisfaisants n’a pu se poursuivre, faute de moyen. La Banque Mondiale s’est engagée auprès de la Côte d’Ivoire pour mener une action d’envergure et éradiquer ce fléau sur les routes ivoirienne. La première phase du projet pilote de lutte contre le racket et les tracasseries routières a été lancée avec l’appui du Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel.

Le 19 décembre 2009 s’est tenu au corridor de Gesco à Yopougon, la cérémonie de lancement de la campagne de lutte contre le racket initié par le Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière avec l’appui du DGDI.
Au cours de cette cérémonie qui a enregistrée la présence de plusieurs autorités, notamment le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de la Défense et des représentants de la Banque Mondiale, tous les intervenants ont été unanimes pour reconnaître que le racket et les tracasseries routières sont des freins pour l’économie ivoirienne. S’appuyant sur les résultats de l’étude réalisée en 2008 par la Banque Mondiale sur les effets du racket sur l’économie, ils ont révélé que l’Etat de Côte d’Ivoire perd 150 milliards de frcs CFA par an à cause du racket.

Le Général Philipe Mangou, Chef d’Etat Major des Armées a posé quant à lui, un diagnostic de la situation et rappelé les résultats obtenus lors de l’opération test conduite en juin 2008 pour la fluidité routière et la lutte contre le racket ainsi que les difficultés rencontrées qui sont liées au manque de moyens logistiques et financiers.

Très sensible à cette problématique et au regard de l’ampleur du phénomène, qui fragilise l’investissement, réduit la compétitivité du port d’Abidjan, crée la méfiance, la Banque mondiale a décidé de s’impliquer dans la lutte contre ce fléau.
A travers son projet dénommé Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel, la Banque Mondiale a fourni un appui financier de 100 000 dollars US soit environ 50 000 000 FCFA pour réaliser des activités de communication au cours du projet pilote de lutte contre le racket et les tracasseries routières qui concerne la ville d’Abidjan et l’axe Abidjan - Pôgô- Larélaba (frontière Nord).
A cet effet, le CTCFR (Comité Technique de Contrôle de la Fluidité Routière) et le Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel (DGDI) ont défini une stratégie efficace de lutte. Cette stratégie comprend quatre grands axes :
- L’information et la sensibilisation : elle consiste à informer et sensibiliser tant les populations que les forces de sécurité ;
- L’action : par une présence accrue sur le terrain de patrouilles afin de démanteler les postes de contrôle non autorisés et procéder si possible à des arbitrages lorsque des plaintes sont reçues au centre d’appel (115);
- La formation : Le renforcement de capacités pour amener les forces de sécurité à adopter des bonnes pratiques professionnelles et d’intégrité afin de rassurer les populations et donner une bonne image de leur corporation ;
- La sanction : elle consiste à démasquer les acteurs du racket et de leur appliquer la loi dans toute sa rigueur pour amener chacun au changement de comportement.
Fort du résultat du diagnostic réalisé qui a permis de constater que parmi les problèmes qui engendrent le racket et les tracasseries routières, certains sont liés à un problème de communication. Ainsi, les problèmes de communication suivants ont été identifiés :
- Manque d’information d’une catégorie d’usagers de la route sur les pièces exigibles à présenter lors d’un contrôle
- Manque d’information des usagers de la route sur les barrages autorisés et le rôle de chaque personnel des forces de l’ordre dans les procédures de contrôle routier ;
- Insuffisance de sensibilisation des forces de sécurité sur la nécessité d’adopter des pratiques professionnelles et d’intégrité afin de véhiculer une bonne image de leur corporation et de la Côte d’Ivoire ;
- Insuffisance de sensibilisation des usagers de la route (transporteur, chauffeur, voyageurs) sur la nécessité de se conformer aux lois en vigueur dans leur secteur d’activité ;
- L’insuffisance d’information sur les voies de recours face aux abus de pouvoirs aussi bien des forces de sécurité que des usagers de la route.

Mme Madeleine Yao, coordonnateur du DGDI dans son allocution a présenté les grandes lignes de ce projet. Il s’agit pour le DGDI d’apporter son appui technique au CTCFR pour la réalisation d’une campagne d’information et de sensibilisation qui concerne la ville d’Abidjan et l’axe routier Abidjan via Pogo et Larelaba.

Cette campagne a pour objectif de :
- Faire connaître les postes de contrôle autorisés
- Faire connaître les pièces exigibles lors d’un contrôle routier
- Faire connaître le type de contraventions et la classification des infractions
- Faire ressortir les effets néfastes du racket sur l’économie
- Rappeler qu’il existe des sanctions prévues par la loi de Côte d’Ivoire pour tous les acteurs se rendant coupables de racket ou d’incitation à la corruption
- Vulgariser le numéro d’appel gratuit du centre de recueil des plaintes, à savoir le 115.

Cette campagne est soutenue par des actions de terrain. Ce projet permettra de tester l’approche de lutte mise en place par le CTCFR, de la capitaliser afin de l’étendre à l’ensemble du pays au cours du projet nationale.

Convaincu que les actions de sensibilisation ne peuvent à elles seules suffire pour venir à bout du racket, le ministre de la Défense, Michel Amani N’Guessan à inviter les forces de défense et de sécurité à mettre un terme a ce fléau qui selon lui prend de l’ampleur. « Le temps de l’action est venu » c’est en ces termes qu’il sait exprimer afin de marquer son engagement dans la lutte contre le racket.

Notons que c’est un financement total de 1,5 milliards de FCFA que de la Banque Mondiale apporte à la Côte d’Ivoire dans le cadre de la lutte contre le racket. Suite à la première phase du projet pilote, le projet dénommé Projet PARE/PME, un projet d’Appui à la Redynamisation de l’Environnement des affaires poursuivra avec le CTCFR, le projet pilote pour le capitaliser et permettre la duplication de la stratégie de lutte sur l’ensemble du territoire national.

 
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